L’alerte secoue le chef-lieu de la région du Sud-Ouest. Un cas de variole du singe (Mpox) a été formellement détecté à Buea, plongeant les autorités sanitaires dans un état de veille maximale. Le Ministre de la Santé appelle à la vigilance.
Face à ce qui pourrait s’apparenter à un début de menace épidémique dans cette zone estudiantine et cosmopolite, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, est sorti du silence à travers un communiqué. Le patron de la Santé ne passe pas par quatre chemins : sans céder à la psychose, l’heure est à la mobilisation générale et à l’application stricte des protocoles sanitaires.
Une riposte immédiate sur le terrain
Dès la confirmation du cas, les équipes de la délégation régionale de la Santé publique pour le Sud-Ouest ont été déployées en urgence. L’objectif est clair : cartographier les contacts du patient, isoler les cas suspects et endiguer la chaîne de transmission avant que le virus ne s’installe dans la communauté. Dans son communiqué, le ministre Manaouda Malachie a tenu à rassurer l’opinion publique sur la capacité de réponse du système de santé camerounais, tout en tapant du poing sur la table quant au relâchement des comportements civiques et hygiéniques. Les mesures barrières remises au goût du jour Pour faire barrage au Mpox, le ministère de la Santé publique réitère l’importance capitale des mesures d’hygiène de base. Les populations de Buea et du Cameroun tout entier sont invitées à observer scrupuleusement les consignes suivantes : Lavage régulier des mains : Utiliser de l’eau coulante et du savon, ou une solution hydroalcoolique. Éviter les contacts directs : Ne pas toucher les fluides corporels, les lésions cutanées ou les vêtements d’une personne infectée ou suspectée de l’être.
Prudence en cuisine : Cuire les aliments, en particulier le gibier (viande de brousse), à des températures adéquates avant toute consommation. Il faut contacter immédiatement les services de santé en cas d’apparition de symptômes évocateurs (fièvre brutale, maux de tête, ganglions gonflés, suivis d’une éruption cutanée). Le Mpox se transmet de l’animal à l’homme, mais également d’homme à homme par contact étroit. La vigilance collective est la meilleure arme pour étouffer le foyer de Buea. L’appel à la responsabilité de tous À Buea, ville caractérisée par une forte densité universitaire, la promiscuité dans les mini-cités et les transports en commun constitue un facteur de risque que les autorités prennent très au sérieux. L’alerte du ministre Manaouda Malachie n’est pas une invitation à la panique, mais un rappel à l’ordre salutaire : la santé de chacun dépend désormais du comportement de tous. La vigilance doit être maximale.
P I F










