Après le siège de la Couverture Santé Universelle, c’était au tour de la banque islamique de développement, du programme national de lutte contre la mortalité maternelle et infantile, et du projet de renforcement du système de médecine d’urgence au Cameroun, de recevoir la visite du ministre de la santé publique et son équipe ce 4 juin 2026.

Accueilli tour à tour par les Coordonnateurs desdits programmes et projets, le Ministre a débuté sa ronde par une visite des locaux. Une étape qui lui a permis de s’imprégner de l’environnement du travail des équipes, d’apprécier les conditions de fonctionnement de la structure et de recueillir des informations sur les principales contraintes rencontrées dans l’exécution des projets. Parlant de la Banque Islamique de Développement (BID), trois importants projets du secteur de la santé bénéficient de l’appui financier de cette institution bancaire. Il s’agit notamment du Projet de renforcement du système national de transfusion sanguine, du Projet d’appui au renforcement des soins de santé primaires ainsi que du Projet d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
Au cours de la séance de travail qui a suivi la visite des installations, le Coordonnateur National a présenté l’état d’avancement des différents projets. Concernant le Projet de renforcement du système national de transfusion sanguine, il a été indiqué que deux centres modernes sont en cours de construction à Yaoundé et à Garoua. Le chantier de Garoua affiche actuellement un taux d’exécution estimé à 50%, traduisant une évolution satisfaisante des travaux, en dépit des contraintes opérationnelles. Souhaitant accélérer la résolution des difficultés relevées et optimiser les performances des projets, le Ministre a annoncé la tenue prochaine d’une réunion technique destinée à examiner les dysfonctionnements observés, à identifier les mesures correctives nécessaires et à garantir une exécution plus efficace des interventions financées par la BID. Au programme national de lutte contre la Mortalité Maternelle Néonatale et Infantile (PNLMI), plusieurs problèmes ont été relevés notamment les problèmes d’adduction d’eau, les problèmes d’accessibilité, le manque d’équipement de bureau et de communication. La plus grosse difficulté reste le manque de financement de ce projet qui est considéré comme le parent pauvre des projets et programmes du Minsanté. Comme solution préconisée, le Ministre a recommandé une délocalisation rapide des locaux du programme, la préparation et la convocation du comité multisectoriel de lutte contre la mortalité maternelle. Il a aussi instruit de travailler à l’organisation d’une rencontre au GICAM pour susciter l’adhésion du secteur privé; l’organisation d’une soirée caritative en vue de lever les fonds pour financer le programme ainsi que la convocation d’une réunion avec tous les partenaires techniques et financiers.

Quant au renforcement du système de médecine d’urgence au Cameroun, en avril 2026, le projet a enregistré plusieurs réalisations concrètes : la tenue de la première session du comité de pilotage, la finalisation technique de l’avant-projet de loi sur les urgences médicales et sanitaires, l’obtention des exonérations nécessaires au dédouanement des équipements biomédicaux destinés au curry, entre autres. Au nombre des difficultés majeures rencontrées par ce projet, le manque d’adhésion de certains partenaires techniques et financiers, et l’absence du titre foncier du site. Toute chose qui ralentit le début des travaux de construction des locaux du projet. Comme solution préconisée, il a été demandé au responsable du projet de monter un dossier à déposer au Ministère du Cadastre et des Affaires foncières qui se chargera de saisir le Maire de la ville pour le lancement des travaux dudit site. Cette visite de travail du Ministre la Santé Publique témoigne de son engagement constant à assurer un suivi rapproché des projets de développement du secteur sanitaire, et à consolider les partenariats stratégiques qui contribuent à l’amélioration durable de la santé des populations camerounaises.
Marcelle Ndzanga et Fabien Awono/ Celcom/ Minsanté










