Drame à la frontière centrafricaine : Quatre orpailleurs camerounais tués dans un éboulement à Zamboye

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Le drame est survenu le 18 août 2026 sur un site aurifère situé en territoire centrafricain, non loin de la frontière avec le Cameroun. La tragédie remet en lumière les dangers mortels de l’orpaillage clandestin.

L’onde de choc s’est rapidement propagée à travers une vidéo virale glaçante. Les images, diffusées abondamment sur les réseaux sociaux, montrent des dizaines d’orpailleurs subitement engloutis par un impressionnant glissement de terrain. Le drame s’est produit le 18 août 2026 à Zamboye, un chantier aurifère situé à 73 km de Baboua, dans la préfecture de Nana-Mambéré en République centrafricaine (RCA). Pour éviter toute confusion, le site de la tragédie est distinct de Zamboi, le village camerounais de l’arrondissement de Garoua-Boulaï, bien que seules les eaux du fleuve Kadéy séparent naturellement ces deux localités.

Un carrefour minier meurtrier

Le site de Zamboye attire quotidiennement des centaines de chercheurs d’or venus de toute la sous-région, notamment du Tchad, du Bénin, de la RCA et du Cameroun. Le bilan humain fait état de plusieurs morts et de nombreux blessés.

Selon le Dr Ambassa Elimé Grégoire, délégué régional de la Santé publique de l’Est : « Les premières victimes ont été prises en charge par l’hôpital de district de Baboua-Abba en RCA. Aucune victime n’a été admise à l’hôpital régional annexe de Garoua-Boulaï. En revanche, un jeune de 20 ans dont l’état était préoccupant a été admis à l’hôpital protestant de Garoua-Boulaï ; son état est désormais stable. »

Mobilisation des autorités régionales

Du côté camerounais, l’alerte a immédiatement mobilisé les autorités administratives. Dans un communiqué officiel, le gouverneur de la région de l’Est, Grégoire Mvongo, confirme que « quatre corps de Camerounais ont été transférés à Garoua-Boulaï ».

Face à cette urgence transfrontalière, le chef de terre précise que « les services compétents ont été mobilisés en vue de recueillir et recouper les informations disponibles, d’identifier les victimes camerounaises et de suivre l’évolution de la situation de part et d’autre de la frontière ».

La folie de l’or persiste à l’Est

Ce nouveau drame rappelle la dangerosité permanente des chantiers miniers dans la région de l’Est. La quête frénétique du précieux métal continue d’endeuiller des familles.

Kambelé sous tension : Il y a une semaine à peine, le pire a été évité de justesse sur le chantier d’or de Kambelé, dans la banlieue de Batouri (département de la Kadéy). Le phénomène du « sassayé » : Des riverains y avaient pris d’assaut un site pour s’adonner à cette fouille artisanale incontrôlée, illustrant l’extrême vulnérabilité des populations face aux mirages de l’orpaillage.

Rayan Sofo (Glob’Media)

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