Bema Ewombe Hortense Berthe épouse Kingue, déléguée départementale de la Promotion de la Femme et de la Famille pour le Wouri, a appelé les membres de l’association BAHUJ à renforcer la sensibilisation contre les violences faites aux femmes et aux enfants. C’était à l’occasion de l’Assemblée générale extraordinaire de cette organisation tenue à Douala le 2 octobre 2026.
Face aux violences faites aux femmes et aux enfants, le silence peut devenir un allié du bourreau. C’est le message porté par Bema Ewombe Hortense Berthe épouse Kingue, déléguée départementale de la Promotion de la Femme et de la Famille pour le Wouri. Elle s’adressait aux membres des BAHUJ, les Bénévoles en aides humanitaires judiciaires et juridiques, réunis à Douala le 2 octobre 2026 à l’occasion de leur Assemblée générale extraordinaire.
Devant ces acteurs engagés dans l’accompagnement des personnes en difficulté, la responsable de la Promotion de la Femme et de la Famille pour le département du Wouri a d’abord insisté sur le comportement à adopter face à une personne violente.
«Il faut avant tout privilégier la sécurité, éviter la confrontation directe, garder son calme et chercher immédiatement à se mettre à l’abri », recommande-t-elle. Un message qui invite les membres de l’association à intégrer la dimension préventive dans leurs actions d’accompagnement et de sensibilisation. Pour la déléguée départementale, faire face à une situation de violence ne signifie pas nécessairement confronter directement l’agresseur. La priorité doit rester la protection de la victime et la recherche rapide d’un environnement sécurisé.
L’éducation des enfants comme premier bouclier
Bema Ewombe Hortense Berthe épouse Kingue a également interpellé les parents sur leur responsabilité dans la protection des enfants. Elle considère que l’encadrement familial et l’éducation constituent des moyens essentiels pour aider les plus jeunes à identifier les situations dangereuses.
« Les enfants sont des êtres humains précieux que nous avons choisi de mettre au monde », rappelle-t-elle, invitant les parents à leur consacrer du temps, à les encadrer et surtout à les éduquer véritablement ». Une éducation adaptée doit notamment permettre à l’enfant de reconnaître certaines situations à risque, d’identifier le danger et de savoir comment réagir lorsqu’il est confronté à une personne mal intentionnée. Face aux médias, elle a invité les Bahuj à travailler dans cette logique-là.

Briser la loi du silence
Parlant de la lutte contre les féminicides et les violences faites aux femmes la délégué départementale de la promotion de la femme et de la famille du Wouri a invité les Bahuj a passer à l’action par une sensibilisation continue.
Si les hommes peuvent eux aussi être victimes de violences, elle a fait savoir que les femmes et les enfants demeurent proportionnellement les plus exposés.
D’où la nécessité de briser la loi du silence. « Lorsqu’on se tait, le bourreau puise sa force dans ce mutisme pour continuer ses agissements », souligne-t-elle.
Pour elle, la dénonciation des violences et la sanction des auteurs peuvent contribuer à décourager les comportements violents. D’où son invitation aux femmes victimes à parler et à rechercher de l’aide plutôt qu’à rester isolées.
Le recours aux services publics
La déléguée départementale a enfin encouragé les femmes victimes de violences à dénoncer les faits et à se rapprocher des services publics compétents.
Elle rappelle notamment que le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille dispose de plusieurs structures sur le terrain auxquelles les victimes peuvent s’adresser afin de bénéficier d’un accompagnement et d’un soutien dans le cadre des dispositifs gouvernementaux. En s’adressant aux membres de BAHUJ, Bema Ewombe Hortense Berthe épouse Kingue a ainsi mis l’accent sur le rôle que peuvent jouer les bénévoles engagés dans l’aide humanitaire, judiciaire et juridique. Leur proximité avec les populations peut contribuer à mieux informer les victimes, à les orienter vers les structures appropriées et à encourager la dénonciation des violences. Elle a d’ailleurs invité cette organisation à mieux encadrer les femmes et à travailler pour limiter ce mal social.
Présidant cette Assemblée générale extraordinaire du 2 octobre 2026, Kammo Basile, le président national des Bahuj a promis remettre au centre des activités la question du féminicide au Cameroun. Il a surtout rappelé au délégué départemental de la promotion de la femme et de la famille pour le Wouri que cette question préoccupe son organisation depuis sa création. « La femme aussi, au cœur des activités du BAHUJ. Pour les féminicides qui se passent, nous essayons de sensibiliser les femmes. Nous allons continuer à dénoncer parce qu’en dénonçant, nous sauvons des vies. Nous sensibilisons tous les jours », a-t-il rappelé.
Hervé Villard Njiele










