À quelques jours du top départ de la nouvelle année scolaire, fixé au lundi 7 septembre prochain, la fièvre des grands préparatifs s’est emparée des établissements d’enseignement à travers le pays. Dans les cours d’école et les couloirs administratifs, l’heure est aux ultimes réglages pour garantir une reprise effective des cours dès les premières heures du jour J.
Sur le plan des infrastructures et de la logistique, le décor est quasi planté. Peinture rafraîchie sur les façades, tableaux rénovés, salles de classe balayées et désinfectées : tout est mis en œuvre pour offrir aux apprenants un cadre d’études sain et accueillant. Cette toilette de rentrée s’accompagne d’un volet pédagogique déjà bien avancé. Le matériel didactique a été distribué au corps enseignant et les documents administratifs et cadres de travail sont prêts.
Mobilisation générale du corps enseignant
Pour éviter le spectre des premières semaines « mortes » et le tâtonnement pédagogique, les équipes éducatives affichent complet. La tenue des assemblées générales de rentrée constitue la clé de voûte de cette organisation. Ces concertations permettent aux différents départements d’harmoniser leurs programmes, d’arrêter les feuilles de route et, surtout, d’attribuer à chaque enseignant son emploi du temps définitif.
Du côté des équipes dirigeantes, le sentiment du devoir accompli prédomine. Les responsables d’établissements estiment le niveau de préparation globale à près de 90 %. « Les salles sont prêtes, le nettoyage a été effectué et les supports pédagogiques sont élaborés. Lundi, nous serons au rendez-vous pour le lancement officiel », confie un chef d’établissement confiant, soulignant la volonté de voir les cours démarrer sans aucun temps mort dès 7h30.
Le casse-tête financier des familles
Si le volet administratif et technique tourne à plein régime, l’affluence est en revanche plus timide du côté des guichets d’inscription. Dans les bureaux d’intendance, la mobilisation des parents se fait à un rythme plutôt poussif. L’ambiance tranche avec la cohue des années précédentes : pas de longues files d’attente interminables, mais un défilé au compte-gouttes de pères et mères de famille venus accomplir les formalités d’usage ou s’acquitter des frais de scolarité.
Cette lenteur relative traduit les tensions financières et la conjoncture économique difficile auxquelles font face de nombreux ménages à l’approche de la reprise. « L’engouement habituel n’est pas encore au rendez-vous. La période semble particulièrement dure pour les familles, qui viennent très progressivement », constate un responsable de gestion.
Malgré cette réserve financière, l’optimisme reste de mise au sein de la communauté éducative. Les responsables d’établissements tablent sur une accélération des démarches au cours des toutes prochaines heures pour résorber le retard des retardataires. La table est mise, le corps professoral est remobilisé : il ne manque plus que l’arrivée des élèves pour donner vie à cette nouvelle année scolaire.
Panisse Istral Fotso















