Comment l’alimentation peut-elle contribuer à l’équilibre hormonal et à la prévention des maladies chez la femme ? C’est l’un des enjeux de la 3ᵉ édition du Salon de la nutrition, ouverte le 16 octobre à l’hôpital Laquintinie de Douala. La rencontre se poursuit jusqu’au 18 octobre autour des bonnes habitudes alimentaires.
Bien manger ne consiste pas seulement à calmer sa faim. C’est aussi une façon de prendre soin de son corps et de prévenir certaines maladies. Ce message est au cœur de la 3ᵉ édition du Salon de la nutrition, organisée à l’hôpital Laquintinie de Douala, en prélude à la Journée mondiale de l’alimentation. Cette année, l’attention est portée sur la santé féminine, avec pour thème « De la petite fille à la femme active : l’alimentation au cœur de la santé hormonale ». L’objectif est de mieux faire comprendre le rôle de la nutrition aux différentes étapes de la vie d’une femme.
À l’ouverture des travaux, présidée par Nicoline Ebune, représentante du gouverneur de la région du Littoral, la directrice de l’hôpital Laquintinie, le Dr Marie Solange Ndom Ebonguè, a rappelé les conséquences d’une alimentation déséquilibrée. Maladies cardiovasculaires, diabète et atteintes des reins ou du foie figurent parmi les problèmes de santé auxquels de mauvaises habitudes alimentaires peuvent contribuer.

Pour les professionnels présents, la prévention commence aussi dans l’assiette. Il ne s’agit pas forcément de manger des aliments coûteux, mais de mieux choisir ce que l’on consomme, de varier les repas et de respecter les besoins de son organisme.
La nutritionniste Nathalie Kamdem insiste notamment sur une idée reçue : l’alimentation des femmes ne doit pas être réduite aux régimes destinés à perdre du poids. Elle joue également un rôle dans le fonctionnement hormonal et le bien-être général. Une question importante, alors que les femmes sont confrontées à différentes préoccupations de santé au fil de leur vie.

Pendant trois jours, le salon propose ainsi un cadre d’échanges et de sensibilisation autour des pratiques alimentaires. À travers cette initiative, l’hôpital Laquintinie entend encourager des choix plus éclairés au quotidien et rappeler que la prévention reste une responsabilité partagée entre les professionnels de santé et les populations.
Natacha Mbarga (Glob’Media)










