Créé il y a 3 ans, le Syndicat National des Fondateurs d’Établissements Privés Laïcs du Cameroun (SYNFEPLC) a tenu une importante réunion de travail ce mercredi 21 octobre 2026 à son siège national de Bonabéri Ngwélé, à Douala IVe.
Une rencontre convoquée par le Président National Jean Nyamsi, à l’issue de laquelle les membres devaient établir de nouvelles directives pour l’année.
Ils ont répondu présents, ces hommes et femmes chefs d’établissements de la localité. Au menu des assises, quatre points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir : la relance des activités, le bilan des actions menées, le partenariat avec les administrations financières et enfin, le lancement de la coopérative du syndicat. Face à la presse, le Président Jean Nyamsi s’est voulu rassurant suite aux différentes résolutions prises pour des jours meilleurs au sein de son syndicat. Il en a profité pour annoncer une nouvelle ère pour les fondateurs, portée par deux avancées majeures.
La première est d’ordre administratif. Le syndicat dispose désormais d’une lettre circulaire du Ministère des Enseignements Secondaires MINESEC l’autorisant à œuvrer à la fermeture des établissements clandestins sur le terrain, avec l’encadrement des autorités administratives locales compétentes. Pour lui, chacun à son niveau devrait travailler pour faire bouger les lignes, car l’État a lui aussi besoin d’un soutien fort sur le terrain.
« Nous pensons que c’est une bonne chose et que cette fois-ci, nous allons vraiment lutter contre les écoles clandestines pour pouvoir faire avancer notre pays », a-t-il déclaré.
Pour mener à bien ce combat de longue haleine, le SYNFEPLC va déployer des antennes dans tout le pays. Et toute cette opération ne sera possible qu’avec la solidarité des membres.
« Ces antennes seront des éclaireurs chargés de dépister où se trouve un établissement clandestin pour que nous puissions réagir ensemble avec l’autorité. Car notre rôle, c’est de savoir qui délivre ces autorisations, pour les enlever du terrain et les éradiquer. Le combat, ce n’est pas seulement contre celui qui a ouvert l’école sans autorisation, c’est aussi de savoir comment certains détiennent ces autorisations », ajoute le patron du syndicat.
La seconde avancée concerne la relation avec le fisc, sujet sensible pour de nombreux fondateurs. Sur ce point, il se veut clair et précis :
« Nous avons signé un partenariat avec les Impôts et les Impôts nous accompagnent véritablement. Ce que nous payons, c’est juste la déclaration sur le salaire de nos employés. Le Directeur Général des Impôts nous a enlevés des CIME pour nous reverser dans les Centres Divisionnaires des Impôts CDI. Nos relations avec les Impôts sont de très bonnes relations. »
Enfin, le syndicat a officialisé le lancement de sa coopérative. Un outil qui, selon le président, va permettre aux fondateurs de « résoudre leurs vrais problèmes, comme préparer la fin d’année et être aux petits soins pour le corps enseignant ».
Il faut rappeler que depuis sa création, le SYNFEPLC met des moyens sur pied pour mieux accompagner et défendre les responsables d’établissements. Un avis que partage Madame Afanji Truth, fondatrice d’établissement, qui depuis trois mois qu’elle fait partie de l’association, a vu le président se donner corps et âme pour défendre bec et ongles ses membres.
Elle raconte : elle-même avait présenté deux fondateurs d’écoles qui subissaient des pressions de fermeture. C’est là que Monsieur Nyamsi a pesé de tout son poids de syndicaliste pour clarifier ce malentendu.
Madame Afanji en a également profité, lors des assises, pour interpeller ses confrères et consœurs à s’arrimer aux nouvelles technologies. Elle estime qu’il n’est pas seulement question de former les apprenants, mais de se former soi-même d’abord. Elle s’est rendu compte que beaucoup de fondateurs ne maîtrisaient ni de près ni de loin l’outil informatique.
Une réunion qui sonne donc comme un nouveau départ pour l’enseignement privé laïc au Cameroun.
Lisa YOUMSSI (Glob’Media)















