Gastronomie : Clap de fin pour la célébration des Chefs Cuisiniers à l’orphelinat Miséricorde Divine.

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Suite à la journée mondiale dédiée aux seigneurs du goût du 20 octobre dernier, le dernier chapitre des festivités s’est refermé à l’orphelinat Miséricorde Divine, au quartier Village, dans le 3ème arrondissement de la ville de Douala.

« Laissez venir à moi les petits enfants ». Comme le Christ qui a su donner de la valeur aux tout-petits, c’est dans cette même optique que les Hôteliers Professionnels du Cameroun ont mis les petits plats dans les grands pour immortaliser le précieux temps passé avec les enfants de cet orphelinat. Comme de bons parents responsables, ils ne se sont pas présentés les mains vides. Ils sont venus avec des cadeaux de première nécessité : riz, matelas, arachides, couches, jus, yaourts, etc.

Des grands chefs aux fourneaux pour les tout-petits

En grands chefs tels qu’ils se définissent, ils ont enfilé leurs tabliers et retroussé leurs manches pour réveiller les papilles gustatives de ces orphelins. Au menu du buffet : spaghetti sauce bolognaise à la viande de bœuf et risotto. Des mets très prisés par les petits anges de la Miséricorde Divine, qui n’ont pas caché leur plaisir.

Comme des anges, ils n’ont pas manqué de bénir ce geste de cœur. Parmi eux, la petite Mbem Nana Marguerite, au teint d’ébène, a exprimé sa joie à notre micro : « Je prie le Seigneur qu’Il leur accorde toujours la santé et beaucoup de bénédictions. »

Des enfants pleins de joie, aux regards remplis d’innocence ne distillant que de l’amour. Ils n’avaient rien de l’image triste qu’on se fait souvent des orphelinats et des délaissés. Bien au contraire, ils affichaient fière allure, avec des rêves d’avenir que certains m’ont confiés : devenir médecins, enseignants, chefs d’entreprises et surtout, chefs cuisiniers afin d’être, à leur tour, internationaux comme leurs donateurs du jour. C’est avec les cœurs remplis d’amour et de joie qu’ils ont dégustés leurs repas. Tout s’est fait dans les règles d’or de la maison : des chants de joie,  suivis des bénédictions et des pas de danse incroyables qui n’ont laissé personne indifférent. C’est dans une ambiance de fou rire et de communion que s’est déroulée la rencontre entre les chefs cuisiniers, les enfants et les responsables de l’orphelinat.

Pourquoi clôturer à l’orphelinat ? « Nous avons clôturé cette cérémonie par une visite à l’orphelinat. Nous avons voulu passer un moment chaleureux avec les enfants, dans la convivialité, partager notre travail qui est la cuisine et leur remettre des dons afin de leur faire savoir qu’ils ont, eux aussi, des parents qui pensent très fort à eux », a déclaré Nelly Tiozo.

Un geste aux empreintes indélébiles que le responsable des lieux n’a pas manqué de saluer. Pour le Frère David Nana, ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité. Tout réside dans la manière de donner, et c’est ce qui fait toute la différence.

« Le début de toute chose n’est pas évident. Dès qu’il y a de la volonté, tout se met en marche. Aujourd’hui, nous sommes contents de ce parcours. Nous remercions tous ceux qui nous ont accompagnés pour la réalisation de ces œuvres. Ça n’a pas été facile, mais c’était possible », a confié le Chef Carlos, satisfait du bilan. L’humanitaire comme ligne de conduite « Ça fait plusieurs années que nous œuvrons dans l’humanitaire. Nous avons pris l’initiative de visiter plusieurs orphelinats dans différents centres pour leur offrir notre soutien, la formation, le bien commun, le partage et la non-différence. C’est le message le plus important que nous véhiculons : leur faire savoir qu’ils ne sont pas responsables de leur situation et qu’ils n’ont rien à envier à ceux qui sont dans des familles bien encadrées », précise Maître Étienne Arnaud, Président Fondateur des Hôteliers Professionnels du Cameroun, du Canada et des États-Unis.

Le choix de l’orphelinat Miséricorde Divine n’est pas anodin : « Le choix repose sur la sincérité de ce cadre, ce qu’on ne voit pas chez certains qui fonctionnent dans la mesquinerie en créant des orphelinats fictifs. Une attitude déplorable et condamnable. La Miséricorde Divine, je suis cet orphelinat depuis 6 ans et je maîtrise bien le degré de précarité auquel il est confronté au quotidien. J’en profite pour tirer un grand coup de chapeau aux encadreurs qui se plient en deux pour son bon fonctionnement. Si je possédais davantage, j’en donnerais encore plus. »

En bon père de famille, il lance un cri de cœur à tous ceux qui le liront, à aller toucher du doigt les réalités de cette maison d’accueil pour nécessiteux.

Financer l’humanitaire: D’où vient le financement ?

« Le restaurant Kempess, en mémoire de mon frère aîné, fait partie des sources pour l’action humanitaire. Je l’ai mis à la disposition des personnes démunies ainsi qu’à leur formation pour faire d’eux un homme, un métier. Certes, nous travaillons depuis dans l’ombre, mais aujourd’hui, nous avons voulu présenter au monde nos œuvres. On ne saurait oublier l’énorme sacrifice personnel de certains de nos membres au regard de la situation économique qui prévaut. Merci à eux. Merci aussi à mes amis de la diaspora qui ont voulu rester dans l’anonymat, ainsi qu’aux membres de la famille Tchinda. Ne dit-on pas que la moisson est grande mais qu’il y a peu d’ouvriers ? J’en profite pour lancer un appel à toutes les âmes de bonne volonté, aux mécènes, aux annonceurs et aux entreprises qui peuvent nous rejoindre, puisque nous voulons aller au-delà, dans les bas-fonds du Cameroun, de l’Afrique et du monde, car c’est notre mission. »

Avec un calendrier chargé, ils comptent sur tous ceux qui voudront rejoindre le train de la solidarité. Leur objectif n’est pas seulement de donner à manger, mais d’apprendre à pêcher en transmettant des valeurs nobles, un héritage qui restera à jamais gravé dans les mémoires.

Le signal est lancé, la main est tendue. Laissons parler nos cœurs et accompagnons des vies dans la dignité.

Lisa Youmssi (Glob’Media)

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