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		<title>Sous-financement et insécurité : Le cri d&#8217;alarme de l&#8217;ONU et des ONG au Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[DOC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 18:24:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée ce 19 août 2026, le Système des Nations unies et les ONG ont fait le point sur la situation financière et sécuritaire au Cameroun. Les données révèlent une situation alarmante : seuls 26 % des fonds requis sont aujourd’hui disponibles pour secourir 2,9 millions de [&#8230;]</p>
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<p><em>À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée ce 19 août 2026, le Système des Nations unies et les ONG ont fait le point sur la situation financière et sécuritaire au Cameroun. Les données révèlent une situation alarmante : seuls 26 % des fonds requis sont aujourd’hui disponibles pour secourir 2,9 millions de personnes en détresse.</em></p>



<p>Des chiffres bien en deçà des attentes pour une crise pourtant majeure. Réunis au siège de l’UNICEF à Yaoundé dans le cadre d’un Café média, les acteurs de la réponse humanitaire au Cameroun ont dressé un bilan sombre de leurs capacités d&rsquo;intervention pour l&rsquo;année 2026.</p>



<p>Selon le Dr Issa Sanogo, Coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun, le déficit budgétaire menace directement les populations les plus vulnérables. « Aujourd&rsquo;hui, pour l&rsquo;année 2026, seulement 26% des besoins financiers sont atteints pour la réponse humanitaire », a-t-il révélé. Un sous-financement dramatique qui impacte directement le quotidien de millions d&rsquo;individus. « Ces 2,9 millions de personnes ne sont pas que des chiffres. Ce sont des enfants, des femmes, des hommes, des jeunes, des personnes vivant avec un handicap, des déplacés internes, des réfugiés ainsi que les populations hôtes qui les accueillent », a rappelé le diplomate onusien.</p>



<p><strong>Routes impraticables et violences des groupes armés</strong></p>



<p>Au-delà de la disette financière, le travail sur le terrain relève quotidiennement du parcours du combattant. Antoinette Chibi, Directrice pays de l’organisation International Rescue Committee (IRC), pointe du doigt l&rsquo;impact de la météo et surtout l&rsquo;insécurité grandissante.</p>



<p>En cette saison des pluies, l&rsquo;état désastreux des infrastructures rend de nombreuses routes impraticables. À cela s&rsquo;ajoute la menace permanente des groupes armés non étatiques. « Nous, acteurs humanitaires, devons constamment renégocier l’accès. On a eu des convois de nos collègues arrêtés et mobilisés pendant des heures par des groupes armés qui nous imposent des taxes », explique-t-elle. Cette insécurité paye un lourd tribut humain à l&rsquo;échelle mondiale. En 2025, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a recensé 907 travailleurs humanitaires tués, enlevés ou blessés, dont 350 morts (principalement à Gaza et au Soudan). Face à cette escalade, le Dr Issa Sanogo a réitéré que la protection des humanitaires est une obligation légale et morale : « Toute attaque contre les civils et les acteurs humanitaires est condamnée par le droit international ».</p>



<p><strong>La localisation de l&rsquo;aide comme lueur d&rsquo;espoir</strong></p>



<p>Malgré ces contraintes majeures, le Système des Nations unies entrevoit une issue durable à travers la « transition humanitaire ». Ce concept vise à transférer progressivement la gestion des crises aux acteurs nationaux et locaux. « La transition humanitaire au Cameroun est en action. L’idéal est de faire en sorte qu&rsquo;elle soit appropriée par les autorités nationales, les communautés et la société civile locale pour que ceux qui sont au plus près des populations puissent être les premiers à répondre aux besoins », a conclu le Coordonnateur humanitaire. Une autonomisation nécessaire pour garantir l&rsquo;efficacité des secours à l&rsquo;avenir.</p>



<p><strong>Johan Adoumou (Glob’Media)</strong></p>



<p></p>
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		<title>Diplomatie : Clotilde Monkam installée à Douala comme représentante consulaire honoraire de l’Afrique du Sud</title>
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		<dc:creator><![CDATA[DOC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 17:42:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Douala, la diplomatie sud-africaine s’appuie désormais sur une nouvelle représentante. Clotilde Monkam a reçu son exequatur le 18 août 2026, officialisant son installation comme représentante consulaire honoraire de l’Afrique du Sud dans la capitale économique du Cameroun. Entre diplomatie de proximité, coopération économique et rapprochement entre les peuples, elle entend donner une portée concrète [&#8230;]</p>
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<p>À Douala, la diplomatie sud-africaine s’appuie désormais sur une nouvelle représentante. Clotilde Monkam a reçu son exequatur le 18 août 2026, officialisant son installation comme représentante consulaire honoraire de l’Afrique du Sud dans la capitale économique du Cameroun. Entre diplomatie de proximité, coopération économique et rapprochement entre les peuples, elle entend donner une portée concrète à cette nouvelle mission.</p>



<p>La scène était solennelle, mais le message se voulait résolument tourné vers l’avenir. Le 18 août 2026 à Douala, Clotilde Monkam a officiellement pris ses fonctions. La remise de son exequatur, en présence des autorités administratives, municipales, diplomatiques et consulaires, marque le début d’une mission qu’elle souhaite inscrire dans le renforcement des relations entre Yaoundé et Pretoria. Dès sa première prise de parole, la nouvelle représentante a fixé le cap : « renforcer les ponts ». Des ponts entre les entreprises camerounaises et sud-africaines, mais aussi entre les étudiants, les artistes et les acteurs culturels des deux pays. À cette diplomatie des échanges s’ajoutent des secteurs comme le tourisme et la santé, qu’elle considère comme autant de terrains de coopération possibles.</p>



<p>Le choix de la capitale économique n’est pas anodin : « Pourquoi Douala ? Parce que Douala est le poumon économique du Cameroun et une porte d’entrée vers l’Afrique centrale. » Une position stratégique qu’elle entend mettre à profit pour rapprocher les milieux d’affaires et favoriser de nouvelles collaborations.</p>



<p>Cette ambition intervient alors que le Cameroun et l’Afrique du Sud cherchent à redynamiser leurs relations économiques. En septembre 2024, les deux pays avaient notamment évoqué la relance de leur Commission mixte, dont les travaux ne s’étaient plus tenus depuis 2018. L’enjeu est d’apporter davantage de profondeur aux échanges commerciaux et aux investissements bilatéraux.</p>



<p>Dans ce dispositif, ce relais consulaire peut se révéler particulièrement utile : créer des contacts, faciliter les démarches, orienter les ressortissants et servir d’interface entre les acteurs locaux et la représentation diplomatique.</p>



<p>Clotilde Monkam entend justement donner cette dimension à son mandat : « Être consul honoraire, ce n’est pas un titre. C’est un service. » Ce service s’adresse aux ressortissants sud-africains établis ou de passage dans sa circonscription, mais également aux Camerounais qui souhaitent se rendre en Afrique du Sud pour étudier, investir, entreprendre ou nouer des partenariats.</p>



<p>La nouvelle représentante sud-africaine n’arrive d’ailleurs pas en terrain inconnu. En mai 2023, elle avait déjà été installée comme consule honoraire de Namibie à Douala, après avoir reçu son exequatur. Cette première expérience lui a permis de se familiariser avec les exigences de la représentation consulaire et les enjeux de la diplomatie économique.</p>



<p>Pour définir l’esprit de son mandat, Clotilde Monkam a convoqué une référence qui dépasse le seul cadre institutionnel : l’Ubuntu. « Je suis parce que nous sommes. » Cette philosophie africaine résume sa vision d’une diplomatie qui ne se limite pas aux échanges officiels, mais vise à rapprocher les sociétés, à faciliter la circulation des idées et à créer des passerelles entre les populations.</p>



<p><strong>Par Natacha Mbarga</strong></p>



<p></p>
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		<title>Drame à la frontière centrafricaine : Quatre orpailleurs camerounais tués dans un éboulement à Zamboye</title>
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		<dc:creator><![CDATA[DOC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 16:40:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le drame est survenu le 18 août 2026 sur un site aurifère situé en territoire centrafricain, non loin de la frontière avec le Cameroun. La tragédie remet en lumière les dangers mortels de l&#8217;orpaillage clandestin. L&#8217;onde de choc s&#8217;est rapidement propagée à travers une vidéo virale glaçante. Les images, diffusées abondamment sur les réseaux sociaux, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le drame est survenu le 18 août 2026 sur un site aurifère situé en territoire centrafricain, non loin de la frontière avec le Cameroun. La tragédie remet en lumière les dangers mortels de l&rsquo;orpaillage clandestin.</p>



<p>L&rsquo;onde de choc s&rsquo;est rapidement propagée à travers une vidéo virale glaçante. Les images, diffusées abondamment sur les réseaux sociaux, montrent des dizaines d&rsquo;orpailleurs subitement engloutis par un impressionnant glissement de terrain. Le drame s&rsquo;est produit le 18 août 2026 à Zamboye, un chantier aurifère situé à 73 km de Baboua, dans la préfecture de Nana-Mambéré en République centrafricaine (RCA). Pour éviter toute confusion, le site de la tragédie est distinct de Zamboi, le village camerounais de l&rsquo;arrondissement de Garoua-Boulaï, bien que seules les eaux du fleuve Kadéy séparent naturellement ces deux localités.</p>



<p><strong>Un carrefour minier meurtrier</strong></p>



<p>Le site de Zamboye attire quotidiennement des centaines de chercheurs d&rsquo;or venus de toute la sous-région, notamment du Tchad, du Bénin, de la RCA et du Cameroun. Le bilan humain fait état de plusieurs morts et de nombreux blessés.</p>



<p>Selon le Dr Ambassa Elimé Grégoire, délégué régional de la Santé publique de l’Est : « Les premières victimes ont été prises en charge par l&rsquo;hôpital de district de Baboua-Abba en RCA. Aucune victime n&rsquo;a été admise à l&rsquo;hôpital régional annexe de Garoua-Boulaï. En revanche, un jeune de 20 ans dont l&rsquo;état était préoccupant a été admis à l&rsquo;hôpital protestant de Garoua-Boulaï ; son état est désormais stable. »</p>



<p><strong>Mobilisation des autorités régionales</strong></p>



<p>Du côté camerounais, l&rsquo;alerte a immédiatement mobilisé les autorités administratives. Dans un communiqué officiel, le gouverneur de la région de l&rsquo;Est, Grégoire Mvongo, confirme que « quatre corps de Camerounais ont été transférés à Garoua-Boulaï ».</p>



<p>Face à cette urgence transfrontalière, le chef de terre précise que « les services compétents ont été mobilisés en vue de recueillir et recouper les informations disponibles, d&rsquo;identifier les victimes camerounaises et de suivre l&rsquo;évolution de la situation de part et d&rsquo;autre de la frontière ».</p>



<p><strong>La folie de l&rsquo;or persiste à l&rsquo;Est</strong></p>



<p>Ce nouveau drame rappelle la dangerosité permanente des chantiers miniers dans la région de l&rsquo;Est. La quête frénétique du précieux métal continue d&rsquo;endeuiller des familles.</p>



<p>Kambelé sous tension : Il y a une semaine à peine, le pire a été évité de justesse sur le chantier d&rsquo;or de Kambelé, dans la banlieue de Batouri (département de la Kadéy). Le phénomène du « sassayé » : Des riverains y avaient pris d&rsquo;assaut un site pour s&rsquo;adonner à cette fouille artisanale incontrôlée, illustrant l&rsquo;extrême vulnérabilité des populations face aux mirages de l&rsquo;orpaillage.</p>



<p><strong>Rayan Sofo (Glob’Media)</strong></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Orientation post-Baccalauréat : Le difficile choix des bacheliers</title>
		<link>https://globmedia.online/2026/08/19/orientation-post-baccalaureat-le-difficile-choix-des-bacheliers/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[DOC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 16:01:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le baccalauréat en poche, une nouvelle équation se présente aux nouveaux diplômés : quelle formation choisir et pour quel avenir professionnel ? « Je viens d&#8217;obtenir mon baccalauréat et je vois qu&#8217;une nouvelle vie commence pour moi. Je vais être dans le monde extérieur, le monde des grands, et je dois commencer par me prendre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le baccalauréat en poche, une nouvelle équation se présente aux nouveaux diplômés : quelle formation choisir et pour quel avenir professionnel ?</p>



<p>« Je viens d&rsquo;obtenir mon baccalauréat et je vois qu&rsquo;une nouvelle vie commence pour moi. Je vais être dans le monde extérieur, le monde des grands, et je dois commencer par me prendre en charge. » Du haut de son nouveau statut de bachelière, Kamwessia Kamya Chloé, lauréate au baccalauréat C, mesure déjà l&rsquo;ampleur du défi. Son ambition est claire : intégrer un IUT. Une aspiration qu&rsquo;elle estime à sa portée grâce à l&rsquo;encadrement reçu dans son établissement.</p>



<p>Mais pour Chloé comme pour de nombreux nouveaux bacheliers, décrocher le diplôme n&rsquo;est finalement que la première étape. Vient ensuite le choix de la formation, avec son lot d&rsquo;interrogations : université ou grande école ? Formation professionnelle ou cursus classique ? Quelle filière choisir ? Et surtout, quelle formation permettra demain d&rsquo;accéder à un emploi ?</p>



<p><strong>Quand les parents choisissent pour leurs enfants</strong></p>



<p>Dans de nombreuses familles, l&rsquo;orientation reste encore largement influencée, voire décidée, par les parents. Une pratique que relève la Pr Hermine Bilet, maître de conférences à l&rsquo;Université de Yaoundé I, au département de biologie et physiologie végétale. « Jusqu&rsquo;ici, les enfants ont eu à être poussés par les parents », constate-t-elle, évoquant les choix de filières parfois imposés aux jeunes. Pour l&rsquo;universitaire, l&rsquo;orientation devrait pourtant commencer par une introspection du jeune. Trois éléments doivent guider sa décision : la passion, le talent et les opportunités. Ce qui passionne le jeune peut devenir un moteur d&rsquo;apprentissage et lui permettre de développer des compétences. Le talent, naturel ou acquis, vient renforcer cette aptitude. Reste enfin à confronter ces deux éléments aux opportunités offertes par le monde professionnel.</p>



<p>Une approche que semble avoir comprise Chloé. Lors de la cérémonie d&rsquo;orientation à laquelle elle a pris part, plusieurs établissements sont venus présenter leurs formations et leurs filières. Pour elle, ces échanges permettent aux nouveaux bacheliers de mieux entrevoir les possibilités qui s&rsquo;offrent à eux.</p>



<p><strong>Le véritable examen commence après le bac</strong></p>



<p>Pour les nouveaux bacheliers, le diplôme tant attendu marque donc moins une arrivée qu&rsquo;un nouveau départ. Chloé, elle, entend désormais franchir cette nouvelle étape avec ambition. Son parcours sera peut-être différent de celui imaginé aujourd&rsquo;hui. Mais son souhait demeure celui de nombreux jeunes : trouver une formation qui corresponde à leurs capacités et leur permette de construire leur avenir. Entre passion, talent, opportunités, moyens financiers et exigences du marché de l&#8217;emploi, le choix post-bac ne peut donc plus être laissé au hasard. Le baccalauréat ouvre la porte. Reste maintenant à choisir la bonne direction.</p>



<p><strong>Le coût, l&rsquo;autre équation</strong></p>



<p>À cette question des débouchés, s&rsquo;ajoute, celle, non moins déterminante, des moyens financiers. Car entre une formation rêvée et une formation réellement accessible, l&rsquo;écart peut parfois être important. Frais de scolarité, transport, logement, matériel didactique : les dépenses liées aux études peuvent peser lourd dans le budget familial.</p>



<p>Le choix d&rsquo;une école ou d&rsquo;une filière devient alors une équation à plusieurs inconnues. Les parents doivent conjuguer les ambitions de leur enfant avec leurs capacités financières, tout en essayant de miser sur une formation susceptible d&rsquo;offrir des perspectives professionnelles.</p>



<p>Une réalité qui remet également au centre la question de l&rsquo;accompagnement à l&rsquo;orientation. Pour Chloé, le suivi dont elle a bénéficié au sein de son établissement constitue justement un atout. Elle estime que les bases acquises et les échanges avec les établissements d&rsquo;enseignement supérieur peuvent faciliter l&rsquo;accès aux grandes écoles.</p>



<p><strong>Choisir aujourd&rsquo;hui pour travailler demain</strong></p>



<p>Mais suivre sa passion ne signifie pas fermer les yeux sur les réalités économiques. Le Pr Octave Jukong invite les jeunes à regarder également du côté des secteurs susceptibles de générer des emplois au Cameroun. Il cite notamment l&rsquo;agriculture, l&rsquo;industrie, les nouvelles technologies et l&rsquo;énergie. L&rsquo;enjeu est donc de ne pas choisir uniquement une filière parce qu&rsquo;elle est à la mode ou parce qu&rsquo;elle correspond aux attentes de l&rsquo;entourage. Il faut aussi s&rsquo;interroger sur les métiers qui émergeront demain. « Il faut se préparer maintenant pour les métiers de demain », conseille l&rsquo;universitaire. Cette nécessité de regarder vers l&rsquo;avenir prend tout son sens dans un contexte où l&rsquo;accès à l&#8217;emploi demeure une préoccupation majeure pour les jeunes diplômés. La formation doit ainsi être pensée comme un investissement : celui qui permet d&rsquo;acquérir des compétences utilisables dans un environnement professionnel en mutation.</p>



<p><strong>Entrepreneuriat</strong></p>



<p>Pour le Pr Octave Jukong, l&rsquo;université et les grandes écoles ne doivent d&rsquo;ailleurs pas être perçues comme de simples antichambres de la fonction publique. Il encourage les jeunes à envisager également l&rsquo;entrepreneuriat. « Dans mon établissement, explique-t-il, cette dimension est intégrée dès le début de la formation. L&rsquo;objectif est d&rsquo;apprendre aux étudiants à ne pas uniquement attendre un emploi, mais à développer des projets et, lorsque les conditions le permettent, à créer leur propre activité. »</p>



<p>Une autre manière de concevoir l&rsquo;orientation : ne plus seulement chercher où travailler après les études, mais aussi réfléchir à ce que l&rsquo;on pourra créer avec les compétences acquises.</p>



<p><strong>Marie Fouda</strong></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Gouvernance pétrolière : la SNH au défi de sa propre autopsie</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 15:44:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la production s’effrite et que les réserves nationales s’épuisent à un rythme inquiétant, la gestion du pétrole camerounais suscite de vives interrogations. Entre l&#8217;opacité budgétaire de la Société nationale des hydrocarbures, l&#8217;absence d&#8217;implication dans l&#8217;amont pétrolier et l&#8217;échec des récents appels d&#8217;offres internationaux, experts et acteurs du secteur tirent la sonnette d&#8217;alarme. Radioscopie [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Alors que la production s’effrite et que les réserves nationales s’épuisent à un rythme inquiétant, la gestion du pétrole camerounais suscite de vives interrogations. Entre l&rsquo;opacité budgétaire de la Société nationale des hydrocarbures, l&rsquo;absence d&rsquo;implication dans l&rsquo;amont pétrolier et l&rsquo;échec des récents appels d&rsquo;offres internationaux, experts et acteurs du secteur tirent la sonnette d&rsquo;alarme. Radioscopie d&rsquo;une crise annoncée et pistes pour éviter le naufrage énergétique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="818" height="1024"  alt="" class="wp-image-4174" / loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/Dr-Youmssi-Bareja-geologue-expert-en-mines-et-petrole.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/Dr-Youmssi-Bareja-geologue-expert-en-mines-et-petrole.jpg 818w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/Dr-Youmssi-Bareja-geologue-expert-en-mines-et-petrole-240x300.jpg 240w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/Dr-Youmssi-Bareja-geologue-expert-en-mines-et-petrole-768x961.jpg 768w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/Dr-Youmssi-Bareja-geologue-expert-en-mines-et-petrole-696x871.jpg 696w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/Dr-Youmssi-Bareja-geologue-expert-en-mines-et-petrole-336x420.jpg 336w" sizes="(max-width: 818px) 100vw, 818px" /></figure>



<p>Autopsie du secteur pétrolier camerounais et rôle trouble de la SNH Le Cameroun est un petit producteur de pétrole. Cette ressource y est exploitée dans deux bassins sédimentaires situés en partie au-dessus des blocs basculés de la marge atlantique. L’histoire de ces bassins le bassin de Douala et le bassin du Rio del Rey est indissociable de l’ouverture de l’Atlantique et, plus généralement, de la tectonique des plaques.</p>



<p>Comment a commencé l&rsquo;aventure pétrolière du Cameroun ? En 1947, un puits produit hors de vue des côtes dans le golfe du Mexique : l’offshore est né. La même année, la prospection commence au Cameroun, soit vingt-cinq ans avant la première découverte commerciale.</p>



<p>Les grandes étapes clés :</p>



<p>1947 : Début des recherches et des travaux de prospection géologique.</p>



<p>1972 : Découverte de gisements commerciaux majeurs dans la région du Rio del Rey.</p>



<p>1977 : Début de la production effective du brut grâce au champ de Kolé.</p>



<p>1985 : Apogée de la production nationale (186 000 barils par jour).</p>



<p>1986 : Chute de la production amorcée par le contre-choc pétrolier mondial.</p>



<p>1997 : Ebomè, ou l’ouverture d’un second bassin. Ebomè relance la production dans le bassin de Douala/Kribi-Campo. Le Cameroun se diversifie : chaque bassin exige une nouvelle chaîne d’interprétation géologique.</p>



<p>Les bassins sédimentaires du Cameroun Le Cameroun possède plusieurs bassins sédimentaires, mais la production active de pétrole se concentre principalement dans les bassins côtiers du Rio del Rey et de Douala/Kribi-Campo. Le bassin intérieur du Logone-Birni fait quant à lui l&rsquo;objet de travaux d&rsquo;exploration avancés.</p>



<p>Bassins producteurs (en exploitation) :</p>



<p>Bassin du Rio del Rey : Situé dans la région du Sud-Ouest (près de la frontière nigériane et de Bakassi), c&rsquo;est le plus important bassin producteur du pays. Il assure la plus grande partie de la production nationale de pétrole brut depuis les premières découvertes majeures des années 1970 (champs comme Kolé).</p>



<p>Bassin de Douala / Kribi-Campo : Situé le long de la façade maritime des régions du Littoral et du Sud. Plus récent en termes d&rsquo;exploitation (production lancée sur le champ Ebomè en 1997), il combine des zones terrestres, des eaux peu profondes et des zones d&rsquo;eau profonde.</p>



<p>Bassins en exploration (potentiel terrestre) :</p>



<p>Bassin du Logone-Birni : Situé dans la partie septentrionale (Extrême-Nord) du pays. D&rsquo;une superficie d&rsquo;environ 27 000 km², des activités de recherche et des forages d&rsquo;exploration s&rsquo;y poursuivent (notamment avec des partenaires internationaux) pour tenter d&rsquo;y confirmer des gisements exploitables de pétrole léger.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="660" height="350"  alt="" class="wp-image-4176" / loading="lazy" decoding="async" src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-22.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-22.jpg 660w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-22-300x159.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<p>Autres bassins sédimentaires : Le Cameroun compte aussi d&rsquo;autres bassins intérieurs comme le bassin de Mamfé, le bassin de Garoua ou la zone de transition de la presqu&rsquo;île de Bakassi, qui présentent un intérêt géologique pour l&rsquo;avenir de la recherche pétrolière.</p>



<p>Les principaux champs pétroliers et gaziers en production Au Cameroun, la production d&rsquo;hydrocarbures repose sur le Rio del Rey (le plus important pour le pétrole) et Douala/Kribi-Campo. Les principaux gisements en activité sont exploités en association entre des opérateurs internationaux (comme Perenco) et la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH).</p>



<p>Principaux champs pétroliers :</p>



<p>Kolé : Situé dans le bassin du Rio del Rey, c&rsquo;est le champ historique mis en production en 1977.</p>



<p>Moudi : Champ offshore important exploité dans le bassin du Rio del Rey.</p>



<p>Ebomè : Situé dans le bassin de Douala/Kribi-Campo, en production depuis 1997.</p>



<p>Mvia : Mis en production en 2009, il devait marquer le statut d&rsquo;opérateur à part entière de la SNH, mais le projet s&rsquo;est soldé par un échec.</p>



<p>Champs classiques et marginaux du Rio del Rey : Un ensemble de gisements matures (comme Dissoni Nord) qui constituent le cœur de la production de pétrole brut du pays.</p>



<p>Principaux champs gaziers :</p>



<p>Sanaga Sud : Situé au large de Kribi, son gaz alimente la centrale thermique locale et servait de source principale pour la production de gaz naturel liquéfié (GNL).</p>



<p>Ebomè (zone gazière) : Contribue également à l&rsquo;approvisionnement en gaz de la région de Kribi.</p>



<p>Logbaba : Champ gazier terrestre situé dans la périphérie de Douala, exploité pour alimenter les industries locales en gaz naturel.</p>



<p>La SNH, bras séculier de l&rsquo;État dans le secteur pétrolier La Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) est la compagnie pétrolière nationale du Cameroun, chargée de gérer les intérêts de l&rsquo;État dans le secteur pétrolier et gazier. Fondée le 12 mars 1980, la SNH a connu trois Directeurs Généraux depuis sa création :</p>



<p>Samuel Libock Mbei (1980–1983, soit 3 ans)</p>



<p>Jean Assoumou Mve (1984–1992, soit 8 ans)</p>



<p>Adolphe Moudiki (depuis 1993, soit plus de 30 ans)</p>



<p>Missions principales :</p>



<p>Gestion étatique : Gérer les intérêts de l&rsquo;État dans les projets pétroliers et gaziers.</p>



<p>Promotion et suivi : Assurer la promotion, le développement et le contrôle des activités sur le territoire national.</p>



<p>Commercialisation : Vendre sur le marché international la part de la production nationale qui revient à l&rsquo;État.</p>



<p>Opérations financières et commerciales : Mener des actions commerciales et financières en lien avec les hydrocarbures.</p>



<p>Rôles clés :</p>



<p>Partenaire et opérateur : Travailler avec des compagnies internationales et agir comme opérateur sur certains sites (comme le champ Mvia).</p>



<p>Contrôle réglementaire : Veiller au respect des lois et à la maîtrise des coûts de production.</p>



<p>Portefeuille d&rsquo;actifs : Participer au capital de sociétés liées au secteur des hydrocarbures et du stockage (comme la SCDP ou la SONARA).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="576" height="288"  alt="" class="wp-image-4177" / loading="lazy" decoding="async" src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-5-3.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-5-3.jpg 576w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-5-3-300x150.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></figure>



<p>Les Contrats de Partage de Production (CPP) Un contrat de partage de production (CPP ou PSA) est un accord entre un État et une compagnie pétrolière. L&rsquo;État garde la propriété des ressources, tandis que la compagnie finance les travaux et en assume les risques. Si du pétrole est découvert, la production sert d&rsquo;abord à rembourser la compagnie, puis le solde est partagé.</p>



<p>Fonctionnement du partage :</p>



<p>Propriété de l&rsquo;État : L&rsquo;État reste le seul propriétaire du sol, du sous-sol et des hydrocarbures découverts.</p>



<p>Risque de l&rsquo;entreprise : La société privée avance tous les frais et prend les risques financiers d&rsquo;exploration. En cas de forage infructueux, elle assume seule la perte.</p>



<p>Le remboursement (Cost Oil / Cost Gas) : En cas de découverte, une part de la production extraite sert prioritairement à rembourser les dépenses d&rsquo;exploration et d&rsquo;exploitation de l&rsquo;entreprise.</p>



<p>Le partage du bénéfice (Profit Oil / Profit Gas) : Le reste de la production est partagé entre l&rsquo;État et la compagnie selon les pourcentages fixés par le contrat.</p>



<p>La redevance (Royalty) : Prélèvement opéré au profit de l&rsquo;État sur la production brute avant tout partage.</p>



<p>Chronologie des principaux contrats signés sous le Code pétrolier de 1999 :</p>



<p>2005 : Total E&amp;P Cameroun (Bloc Dissoni)</p>



<p>2006 : Total E&amp;P Cameroun (Bloc Bomana) et Perenco Cameroun (Bloc Sanaga-Sud)</p>



<p>2012 : Kosmos Energy (Bloc Fako)</p>



<p>2013 : Perenco Cameroun (Bloc Moabi)</p>



<p>2015 : Tower Resources (Bloc Thali)</p>



<p>2023 : Conversion des anciennes concessions de Perenco (Rio del Rey et Lokele) en CPP</p>



<p>2026 : Octavia Energy Corporation Limited (Bloc Bolongo Exploration)</p>



<p>Que reçoit le Cameroun à travers les CPP ? En 2025, les recettes pétrolières nettes reversées au Trésor public par la SNH s&rsquo;élèvent à 364,58 milliards de FCFA, marquant une baisse de 29,38 % par rapport aux 516,29 milliards de FCFA enregistrés en 2024.</p>



<p>Transferts de revenus et facteurs d&rsquo;évolution :</p>



<p>Calcul des reversements : Les montants transférés au budget de l&rsquo;État correspondent aux recettes issues des ventes de pétrole brut et de gaz, après déduction des charges et des coûts opérationnels.</p>



<p>Autres contributions : La SNH verse également à l&rsquo;État des dividendes, l&rsquo;impôt sur les sociétés (IS) ainsi que divers autres droits et taxes.</p>



<p>Baisse de la production : La contraction des recettes constatée en 2025 s&rsquo;explique principalement par le déclin naturel de la production nationale dans les bassins matures.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="576" height="369"  alt="" class="wp-image-4178" / loading="lazy" decoding="async" src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-3-4.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-3-4.jpg 576w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-3-4-300x192.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></figure>



<p>Quel est le budget de la SNH ? La SNH ne publie pas le montant global de son budget annuel de fonctionnement. L&rsquo;entreprise finance ses activités et ses investissements directement sur les ressources générées par la vente du pétrole étatique, puis reverse le surplus net au Trésor public.</p>



<p>Une gestion opaque des revenus pétroliers : Plutôt que de communiquer sur un budget interne consolidé, la SNH met uniquement en avant sa contribution directe au budget de l&rsquo;État. Or, le budget de fonctionnement de la SNH apparaît extrêmement lourd, rendant le montant net reversé dérisoire par rapport au potentiel réel. La bonne gouvernance exige que la SNH rende public son budget interne (salaires, bonus, frais de mission, etc.) afin que les Citoyens sachent ce que coûte réellement la gestion de la machine SNH.</p>



<p>Des réserves prouvées de pétrole qui inquiètent Le Cameroun détient 200 000 000 de barils de réserves de pétrole prouvées en 2025 (56ᵉ rang mondial), soit environ 0,011 % des réserves mondiales (estimées à 1 765 milliards de barils).</p>



<p>Ces réserves prouvées équivalent à seulement 14 fois la consommation annuelle nationale (sur la base de 2024). Autrement dit, sans exportations nettes, il ne reste environ que 14 années de consommation au rythme actuel.</p>



<p>Production comparée :</p>



<p>Cameroun (2024) : Produit 61 848 barils/jour (57ᵉ rang mondial). Il extrait chaque année environ 11,29 % de ses réserves prouvées.</p>



<p>Gabon (2025) : Détient 2 000 000 000 de barils (35ᵉ mondial) et produit 214 713 barils/jour. Ses réserves représentent 378 années de consommation nationale (épuisement annuel de 3,92 % des réserves).</p>



<p>Tchad (2025) : Détient 1 500 000 000 de barils (38ᵉ mondial) et produit 127 254 barils/jour. Ses réserves représentent 309 années de sa consommation (épuisement annuel de 3,1 % des réserves).</p>



<p>Comparées à celles de ses voisins sous-régionaux, les réserves et la production du Cameroun sont extrêmement faibles.</p>



<p>Dynamique des compagnies nationales dans la région Dans les pays voisins, les compagnies nationales s&rsquo;imposent comme de véritables opérateurs amont :</p>



<p>Gabon : Retour des supermajors (ExxonMobil, BP) et montée en puissance de la Gabon Oil Company (GOC), qui a racheté les actifs de Tullow Oil et Assala Energy.</p>



<p>Angola : La Sonangol opère directement le Bloc 3/05 (champs Cobo, Pacassa, Palanca).</p>



<p>Congo-Brazzaville : La SNPC opère directement le grand champ terrestre de M&rsquo;Boundi et le projet Mengo-Kundji-Bindi.</p>



<p>Tchad : La Tchad Petroleum Company (TPC) opère directement les champs du bassin de Doba (Komé, Miandoum) après la nationalisation des actifs d&rsquo;ExxonMobil.</p>



<p>Et au Cameroun ? La SNH n&rsquo;exploite aucun champ pétrolier seule. Elle s&rsquo;est progressivement désengagée de l&rsquo;amont pétrolier (exploration, recherche et production), jugé complexe par le top management actuel. Elle s&rsquo;est cantonnée à un rôle d&rsquo;intermédiaire financier via la distribution (Tradex, fondée en 1999) et la commercialisation de la quote-part de l&rsquo;État, souvent assortie de décotes suspectes.</p>



<p>L&rsquo;attractivité en berne du secteur pétrolier camerounais Le manque d&rsquo;attractivité du bassin camerounais s&rsquo;est confirmé lors des derniers appels d&rsquo;offres :</p>



<p>En 2018, un appel à manifestations d’intérêt international sur 9 blocs pétroliers a été annulé faute de candidats.</p>



<p>Relancé en octobre 2025, cet appel d&rsquo;offres a accouché d&rsquo;une souris : sur les 9 blocs ouverts, seuls 5 ont trouvé preneurs (4 attribués à la compagnie américaine Murphy et 1 à la junior Octavia Energy).</p>



<p>Cet échec cuisant démontre que le secteur n&rsquo;attire plus les majors et que la SNH, gérée de manière opaque, ne répond plus aux exigences stratégiques nationales.</p>



<p>Le défi du contenu local (Local Content) Le contenu local désigne l&rsquo;ensemble des mesures réglementaires visant à faire participer les entreprises, les travailleurs et les ressources locales aux activités des multinationales implantées dans le pays.</p>



<p>La SNH devrait veiller au respect strict des cahiers des charges sur le contenu local. En fermant les yeux sur les manquements des opérateurs qui internalisent des prestations pouvant être réalisées par des entreprises camerounaises, le Cameroun est perdant sur tous les tableaux : surfacturations de la part des opérateurs qui gonflent artificiellement le Cost Oil au détriment du Profit Oil, et marginalisation des sociétés de services pétroliers locales.</p>



<p>Constats, perspectives et propositions Le Cameroun risque de passer progressivement du statut de petit producteur à celui de pays non-producteur d&rsquo;ici 8 ans. Sans réorientation stratégique, le pays deviendra entièrement dépendant des importations de brut pour alimenter ses raffineries.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="500" height="333"  alt="" class="wp-image-4179" / loading="lazy" decoding="async" src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-4-4.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-4-4.jpg 500w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-4-4-300x200.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>



<p>Pour éviter cette crise stratégique, 8 réformes profondes s&rsquo;imposent :</p>



<p>La refonte totale de la SNH : Restreindre son périmètre à la gestion des partenariats et à la vente de la quote-part de pétrole brut de l&rsquo;État.</p>



<p>La création de la Cameroon Oil Company : Une entité dédiée exclusivement à l&rsquo;amont pétrolier (exploration, recherche, production) et à la reprise des champs marginaux.</p>



<p>La création d&rsquo;un Ministère du Pétrole : Pour séparer les fonctions de régulation politique et de gestion commerciale.</p>



<p>L&rsquo;adoption d&rsquo;un nouveau Code pétrolier : Plus attractif et incitatif pour les investisseurs internationaux.</p>



<p>L&rsquo;audit général des partenariats : Vérification de l&rsquo;ensemble des CPP et des coûts pétroliers (Cost Oil) déclarés.</p>



<p>Le renforcement des capacités de la SONARA : Pour optimiser le raffinage local.</p>



<p>Le renforcement des capacités de la SCDP : Pour sécuriser le stockage et la distribution nationale. La promotion du mérite : Nommer des compétences techniques éprouvées à la tête des nouvelles structures du secteur.</p>



<p><strong>Dr Bareja Youmssi</strong></p>



<p><strong>Expert en mines et pétrole, Enseignant-chercheur</strong></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Plus de 100 morts dans un éboulement : Maurice Kamto accuse les « mafias de l’or » et exige justice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[DOC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 13:42:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une déclaration rendue publique ce 19 août 2026, le président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) réagit au drame survenu la veille sur un site minier artisanal à l&#8217;Est du pays. Tout en présentant ses condoléances, l&#8217;opposant pointe du doigt la responsabilité de l&#8217;État et des réseaux criminels. Le bilan encore [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans une déclaration rendue publique ce 19 août 2026, le président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) réagit au drame survenu la veille sur un site minier artisanal à l&rsquo;Est du pays. Tout en présentant ses condoléances, l&rsquo;opposant pointe du doigt la responsabilité de l&rsquo;État et des réseaux criminels.</p>



<p>Le bilan encore provisoire fait froid dans le dos. Plus de cent personnes ont perdu la vie le 18 août 2026 à Zamboi, une localité située dans l&rsquo;arrondissement de Garoua-Boulai (région de l&rsquo;Est-Cameroun), à la suite d&rsquo;un glissement de terrain dévastateur sur un site d&rsquo;exploitation artisanale d&rsquo;or. Alors que les secours s&rsquo;activent toujours sur le terrain pour tenter d&rsquo;extraire des survivants ou de récupérer les dépouilles des victimes enfouies sous la terre, le drame suscite déjà de vives réactions au sein de la classe politique.</p>



<p>Réagissant à cette catastrophe dès le lendemain, le président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, a exprimé son indignation et sa compassion dans une déclaration officielle signée depuis Yaoundé.</p>



<p><strong>Une tragédie sociale et sécuritaire</strong></p>



<p>Tout en adressant les condoléances du MRC aux familles éprouvées et ses encouragements aux équipes de secours mobilisées sur le terrain, l&rsquo;opposant politique ne mâche pas ses mots sur les causes profondes de cette tragédie. Pour Maurice Kamto, ce drame met en lumière le désespoir dans lequel croupissent de nombreux Camerounais. « Ce drame dévoile l&rsquo;inhumanité de ceux qui s&rsquo;enrichissent de l&rsquo;exploitation illégale des minerais. Ils ne se préoccupent nullement des conditions dans lesquelles des compatriotes poussés par la misère opèrent sur des sites miniers sauvages, sans la moindre sécurité », martèle-t-il. Le leader du MRC dénonce l&rsquo;abandon et l&rsquo;exploitation cynique dont sont victimes ces populations vulnérables de la part des autorités et des élites régionales. « Les responsables politiques et administratifs, les élites locales qui prétendent bruyamment parler au nom de ces humbles personnes ravagées par la pauvreté devraient les protéger en veillant au respect des lois (&#8230;) au contraire, ils les exploitent sans vergogne », accuse l&rsquo;homme politique.</p>



<p><strong>L&rsquo;ombre des « mafias de l&rsquo;or »</strong></p>



<p>Au-delà de l&rsquo;aspect humain et sécuritaire, la sortie de Maurice Kamto s’inscrit dans un contexte de tensions politiques accrues autour de la gestion des ressources naturelles au Cameroun. Établissant un lien direct entre ce drame et le fameux « scandale de l&rsquo;or » qui défraye la chronique, le président du MRC accuse certaines figures du pouvoir de complicité avec les réseaux d&rsquo;exploitation illégale.</p>



<p>Selon lui, la récurrence de ces drames est le symptôme d&rsquo;un système corrompu : « Ce faisant, ils se rendent complices de ce qu&rsquo;on a appelé les « mafias de l&rsquo;or » dans ses ramifications nationales et internationales. Il est plus que temps que l’État s&rsquo;émancipe de ces réseaux criminels pour faire de l&rsquo;exploitation des minerais au Cameroun une activité profitable pour le Trésor public et utile à l&rsquo;amélioration du bien-être des populations locales ». Maurice Kamto appelle l&rsquo;appareil judiciaire à sortir de son inertie. Il exige l&rsquo;accélération des procédures judiciaires relatives à la gestion du secteur minier afin d&rsquo;assainir cette filière, de punir les coupables et de rétablir la souveraineté de l&rsquo;État sur ses richesses nationales.</p>



<p>Alors que les opérations de fouille se poursuivent dans les décombres de Zamboi, cette prise de parole ferme remet au centre du débat public la question de la gouvernance minière et de la sécurité des travailleurs de l&rsquo;ombre dans l&rsquo;Est du Cameroun.</p>



<p><strong>Panisse Istral Fotso</strong></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Clôture des activités de vacances : La commune de Douala 3e prépare ses jeunes à l’insertion professionnelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[DOC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 19:48:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Douala 3e, les activités de vacances prennent une nouvelle dimension. La commune veut en faire un cadre de préparation des jeunes à la vie professionnelle. La cérémonie de clôture, organisée le 17 août 2026 à la salle des actes de la mairie, a permis au maire Valentin Epoupa Bossambo d’échanger avec les stagiaires sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À Douala 3e, les activités de vacances prennent une nouvelle dimension. La commune veut en faire un cadre de préparation des jeunes à la vie professionnelle. La cérémonie de clôture, organisée le 17 août 2026 à la salle des actes de la mairie, a permis au maire Valentin Epoupa Bossambo d’échanger avec les stagiaires sur leur avenir, leurs responsabilités citoyennes et les opportunités d’insertion.</p>



<p>Près de 1 000 jeunes, principalement des étudiants, ont été mobilisés cette année. Un chiffre en hausse par rapport à l’édition précédente, qui comptait environ 700 stagiaires. Le choix de privilégier les étudiants vise à leur offrir une première expérience professionnelle et une meilleure connaissance du fonctionnement des services municipaux.</p>



<p>Pendant un mois, les stagiaires ont été associés à différentes missions de la commune. Certains ont travaillé dans l’hygiène et l’assainissement. D’autres ont participé aux enquêtes de terrain, au traitement de dossiers administratifs, aux services sociaux ou encore aux activités liées à l’état civil.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="768"  alt="" class="wp-image-4167" / loading="lazy" decoding="async" src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/753cd5fd-6cb4-48c1-92ec-a3d1d891859a-1024x768.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/753cd5fd-6cb4-48c1-92ec-a3d1d891859a-1024x768.jpg 1024w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/753cd5fd-6cb4-48c1-92ec-a3d1d891859a-300x225.jpg 300w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/753cd5fd-6cb4-48c1-92ec-a3d1d891859a-768x576.jpg 768w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/753cd5fd-6cb4-48c1-92ec-a3d1d891859a-80x60.jpg 80w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/753cd5fd-6cb4-48c1-92ec-a3d1d891859a-265x198.jpg 265w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/753cd5fd-6cb4-48c1-92ec-a3d1d891859a-696x522.jpg 696w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/753cd5fd-6cb4-48c1-92ec-a3d1d891859a-560x420.jpg 560w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/753cd5fd-6cb4-48c1-92ec-a3d1d891859a.jpg 1040w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>L’objectif affiché est de rapprocher les jeunes du monde professionnel. Le Centre d’Information et d’Orientation Professionnelle de Douala a notamment été associé au programme pour les sensibiliser aux métiers, à l’orientation et à l’entrepreneuriat.</p>



<p>Lors de l’échange avec les étudiants, le maire Valentin Epoupa Bossambo a également insisté sur le réarmement moral et civique. Il invite les jeunes à dépasser la seule recherche d’un emploi salarié et à réfléchir à ce qu’ils peuvent créer dans leurs domaines de compétence.</p>



<p>Pour l’exécutif communal, le bilan est satisfaisant. Le stage a permis d’occuper utilement les jeunes, mais aussi de recueillir des informations de terrain. Les stagiaires affectés à l’assainissement ont notamment réalisé des enquêtes dans les quartiers. Des données que la mairie entend exploiter dans ses prochaines actions.</p>



<p>Le suivi ne devrait pas s’arrêter à la clôture. Les étudiants ayant participé au programme sont désormais enregistrés dans une base de données de la commune. Ce fichier doit permettre de conserver le contact avec eux et de mieux identifier leurs profils lors de prochaines opportunités. Les anciens stagiaires pourront ainsi être prioritaires lors de futures sollicitations.</p>



<p>La commune prévoit également d’améliorer le dispositif dès la prochaine édition, avec des stages davantage adaptés aux profils des jeunes et aux missions municipales. Une journée consacrée au bilan et au réarmement moral des stagiaires pourrait également être instituée.</p>



<p>À Douala 3e, le stage de vacances veut ainsi dépasser le simple cadre d’une activité estivale. La commune entend en faire une passerelle entre les études, l’acquisition de compétences et l’insertion professionnelle.</p>



<p><strong>Natacha Mbarga (Glob’Media)</strong></p>



<p></p>
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		<title>Marchés publics au cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[DOC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 19:10:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECOMOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui protège l’argent du contribuable ? Mercuriale, surfacturation, corruption, ouvrages abandonnés : il est temps de passer d’une culture des marchés attribués à une culture des résultats livrés Au Cameroun, la commande publique mobilise chaque année des ressources considérables. Routes, ponts, écoles, hôpitaux, réseaux d’eau et d’électricité, bâtiments administratifs, infrastructures sportives : partout, l’État commande, [&#8230;]</p>
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<p><strong>Qui protège l’argent du contribuable ?</strong></p>



<p><em>Mercuriale, surfacturation, corruption, ouvrages abandonnés : il est temps de passer d’une culture des marchés attribués à une culture des résultats livrés</em></p>



<p>Au Cameroun, la commande publique mobilise chaque année des ressources considérables. Routes, ponts, écoles, hôpitaux, réseaux d’eau et d’électricité, bâtiments administratifs, infrastructures sportives : partout, l’État commande, finance et construit. Mais une question, devenue difficile à éluder, mérite d’être posée avec gravité : Combien l’État dépense-t-il réellement pour obtenir un ouvrage durable, fonctionnel et conforme à ce qui a été payé ? &nbsp;Lorsqu’un ouvrage est mal exécuté, abandonné, livré avec des malfaçons ou se dégrade quelques mois après sa réception, le problème ne peut plus être réduit à la seule défaillance d’un entrepreneur. Il faut regarder toute la chaîne :</p>



<p>Besoin → étude → programmation → financement → estimation → passation → attribution → contractualisation → exécution → contrôle → réception → paiement → garantie.</p>



<p>À chaque étape, quelqu’un décide. À chaque étape, de l’argent public est engagé. À chaque étape, une responsabilité doit pouvoir être établie.</p>



<p>La Commission nationale anti-corruption (CONAC) a elle-même documenté la persistance de difficultés préoccupantes dans le secteur des marchés publics et du Budget d’investissement public : marchés abandonnés ou mal exécutés, faibles taux d’exécution et pratiques de pourcentages exigés dans le processus de passation des marchés. Ces constats invitent à dépasser la logique des cas isolés. Il faut avoir le courage de reconnaître qu’une partie du problème est systémique.</p>



<p><strong>La mercuriale : garde-fou ou illusion du juste prix ?</strong></p>



<p>Le principe d’une mercuriale des prix est légitime. L’État doit disposer de références pour contrôler les prix, prévenir les surfacturations et protéger les finances publiques. Mais une question fondamentale doit être posée : Un prix homologué par l’État est-il nécessairement le juste prix du marché ? Il faut ici distinguer trois réalités : le prix administratif de référence, le prix réellement supporté par l’entreprise et le coût global de l’ouvrage sur sa durée de vie. Ces trois montants ne sont pas nécessairement identiques. Les prix des matériaux, du transport, de l’énergie et des équipements évoluent. Ils varient selon les volumes, les régions, les conditions d’approvisionnement et les fluctuations économiques. Une mercuriale qui ne serait pas régulièrement confrontée aux prix réellement pratiqués risque donc de perdre une partie de sa fonction première. Un prix administrativement homologué n’est pas nécessairement un prix économiquement optimal. La référence administrative ne doit jamais devenir une rente économique. La mercuriale doit être dynamique, transparente, régulièrement actualisée et fondée sur des données objectives du marché. Car la vraie question n’est pas seulement :</p>



<p>« Combien l’administration autorise-t-elle à payer ? » Elle doit être : « Quel est le juste prix que le contribuable doit réellement payer pour obtenir la qualité attendue ? »</p>



<p></p>



<p><strong>Payer beaucoup et recevoir peu : le vrai scandale</strong></p>



<p>Un marché de plusieurs milliards peut être parfaitement exécuté. Mais il peut aussi produire une route qui se dégrade quelques mois après sa livraison, un bâtiment inutilisable, un forage défaillant, une infrastructure sportive inachevée ou un chantier abandonné. Dans ce cas, une question s’impose : Où est passée la valeur créée par l’argent public ? Un marché ne doit plus être considéré comme réussi parce qu’il a été attribué, signé ou payé. Il doit être considéré comme réussi lorsque l’ouvrage attendu est effectivement livré, conforme, durable et utile à la population. C’est cette différence entre dépense publique et résultat public qui doit devenir le nouveau cœur de la politique des marchés publics. Mais il faut aller encore plus loin. Le prix de construction ne doit pas être le seul critère. Un ouvrage moins cher à construire mais qui doit être constamment réparé peut coûter, sur vingt ans, beaucoup plus cher qu’un ouvrage initialement plus coûteux mais durable. Le moins-disant n’est pas toujours le moins cher. Le véritable meilleur prix est celui qui offre le meilleur rapport entre : Coût + qualité + durée de vie + maintenance + utilité publique. Le Cameroun doit donc progressivement passer d&rsquo;une logique du prix d&rsquo;acquisition à une logique du coût global de possession et de maintenance.</p>



<p><strong>La corruption ne commence pas toujours sur le chantier</strong></p>



<p>Il serait trop facile de faire porter toute la responsabilité à l’entrepreneur. La corruption peut intervenir bien avant le premier coup de pioche : identification du besoin, préparation du dossier, estimation, sélection, attribution, contractualisation, contrôle ou paiement. Lorsque des rétro commissions, commissions occultes ou avantages indus sont exigés ou versés pour obtenir un marché, l’entreprise devra souvent chercher à récupérer cette charge quelque part. Le cercle vicieux peut alors commencer :</p>



<p>Rétro commission → réduction des marges → réduction des coûts → matériaux de moindre qualité → malfaçons → retards → surcoûts → mécontentement des populations.</p>



<p>Autrement dit : La corruption à l’entrée du marché peut devenir la mauvaise qualité à la sortie. La lutte contre la corruption n’est donc pas uniquement une question morale. C’est une question de performance économique, de qualité des infrastructures et de protection de l’argent public.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="640" height="480"  alt="" class="wp-image-4163" / loading="lazy" decoding="async" src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-20.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-20.jpg 640w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-20-300x225.jpg 300w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-20-80x60.jpg 80w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-20-265x198.jpg 265w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/images-20-560x420.jpg 560w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p><strong>Protéger aussi l’entrepreneur honnête</strong></p>



<p>Il faut également avoir le courage de parler de l’autre victime potentielle du système : l’entrepreneur honnête. Que doit faire l’État pour qu’une entreprise compétente puisse : gagner un marché proprement, l’exécuter correctement et recevoir intégralement l’argent qui lui est contractuellement dû ? La réponse devrait être simple. L’entreprise compétente soumissionne. Elle est sélectionnée selon des critères transparents. Elle exécute conformément au cahier des charges. Le contrôle technique vérifie. L’État paie dans les délais. L’entreprise est ensuite évaluée sur ses résultats. Pas de paiement sans résultat conforme ; mais pas de blocage de paiement après résultat conforme. Une fois la prestation régulièrement constatée et certifiée conforme, le délai de paiement doit devenir opposable à l’administration. Tout retard injustifié devrait entraîner automatiquement les intérêts moratoires prévus par les textes et permettre d’identifier la responsabilité du retard. Un entrepreneur qui a correctement exécuté son contrat ne devrait pas être contraint de financer indéfiniment l’État. L’État demande aux entreprises de respecter leurs obligations. L’État doit respecter les siennes.</p>



<p><strong>Dix réformes pour changer de modèle</strong></p>



<p>Il ne suffit plus de dénoncer les dérives. Il faut construire un système dans lequel les pratiques vertueuses deviennent la norme et les pratiques corruptives beaucoup plus difficiles. Refonder la mercuriale sur les prix réels du marché La mercuriale doit être régulièrement actualisée à partir de données vérifiables : prix observés, volumes, coûts logistiques, spécificités régionales et évolution des marchés. Elle doit devenir un véritable instrument d&rsquo;intelligence économique au service de l&rsquo;État. Le prix de référence doit être confronté au prix réel, pas simplement décrété. Rendre les marchés publics transparents Pour les marchés significatifs, le citoyen devrait pouvoir connaître : le besoin, le coût estimatif, les offres reçues, l’attributaire, le montant du marché, les avenants, les paiements effectués, les délais et l’état réel d’exécution. L’argent public ne devrait pas avoir de zones d’ombre. La transparence n’est pas une menace pour l’administration. Elle est une protection pour l’État, l’entrepreneur honnête et le contribuable. Créer une notation nationale des entreprises Chaque entreprise devrait disposer d’un véritable historique de performance : Qualité – délais – capacité technique – respect des normes – marchés exécutés – pénalités – maintenance – éventuelles sanctions.</p>



<p>Une entreprise performante doit construire sa réputation. Une entreprise défaillante doit en supporter les conséquences. Le système doit progressivement remplacer la logique de proximité par celle de la performance. La compétence doit devenir le meilleur capital de l’entreprise qui veut travailler avec l’État.</p>



<p>Garantir juridiquement le paiement de l’entrepreneur Une prestation conforme, régulièrement constatée et certifiée doit être payée dans un délai légal impératif. Tout retard injustifié imputable à l’administration devrait entraîner automatiquement les intérêts moratoires prévus par les textes. Le paiement ne doit plus dépendre de réseaux, de pressions ou d’interventions informelles.</p>



<p><strong>Travail conforme constaté = paiement garanti.</strong></p>



<p>L&rsquo;État doit protéger l&rsquo;argent public. Mais il doit également protéger le droit contractuel de celui qui a correctement travaillé. Encadrer strictement les avenants Les avenants importants doivent rester exceptionnels, techniquement justifiés et soumis à un contrôle renforcé. Un marché de dix milliards ne devrait pas pouvoir devenir progressivement un marché de quinze ou vingt milliards sans justification transparente, vérifiable et accessible au contrôle public. Le prix initial doit redevenir un véritable engagement financier. Passer du contrôle documentaire au contrôle physique Il faut vérifier sur le terrain : les quantités réellement exécutées ; la qualité des matériaux ; la conformité aux plans ; l’état d’avancement ; la fonctionnalité ; la durabilité de l’ouvrage. Un procès-verbal parfaitement signé ne rend pas un mauvais ouvrage meilleur. Le contrôle doit donc mesurer le résultat réel, et non uniquement la conformité administrative du dossier. Créer la GDCOP et l’AC3OP Le Cameroun devrait instituer une : Garantie Décennale Camerounaise des Ouvrages Publics-GDCOP</p>



<p>Cette garantie, adaptée à la nature et à la complexité de chaque ouvrage, devrait être fondée sur des normes techniques internationales reconnues et adaptées aux réalités camerounaises. La réception ne doit plus signifier la fin de la responsabilité. Elle doit ouvrir une période de garantie pendant laquelle les responsabilités peuvent être engagées lorsque des défauts imputables à la conception, aux matériaux ou à l’exécution apparaissent.</p>



<p>Cette réforme devrait être accompagnée de la création d’une : Agence Camerounaise de Certification et de Conformité des Ouvrages Publics-AC3OP.</p>



<p>L’AC3OP ne devrait pas être une administration supplémentaire venant alourdir la chaîne de contrôle. Elle devrait constituer une autorité technique de certification, disposant d’une autonomie fonctionnelle et professionnelle suffisante, composée d’experts qualifiés et soumise à une obligation stricte de transparence et de reddition des comptes. Elle pourrait intervenir à quatre moments : Avant les travaux : vérification technique et économique. Pendant les travaux : contrôle des matériaux, des quantités et des normes. À la réception : certification indépendante de conformité. Après réception : suivi de l’ouvrage pendant la période de garantie. Aucun ouvrage public ne devrait être orphelin de responsabilité. Responsabiliser toute la chaîne L’entrepreneur ne doit pas être le seul à répondre d’un ouvrage défaillant. La responsabilité doit pouvoir être recherchée, selon les cas, chez :</p>



<p>Le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre, le bureau de contrôle, les responsables de la réception, les prestataires techniques et tout acteur ayant contribué à une irrégularité.</p>



<p>De la conception à la garantie décennale, chaque maillon doit être identifiable. Chaque décision doit avoir un auteur. Chaque certification, un signataire. Chaque paiement, une justification. Chaque défaillance, une responsabilité. La responsabilité doit suivre la signature, mais aussi la décision. Assurer la traçabilité numérique de bout en bout Chaque grand marché public devrait disposer d’une identité numérique unique permettant de retracer son parcours :</p>



<p>Étude → financement → appel d’offres → offres → attribution → contrat → avenants → exécution → contrôle → réception → paiement → garantie.</p>



<p>Cette traçabilité réduirait les zones d’ombre et faciliterait les audits. Elle permettrait surtout au citoyen et aux organes de contrôle de savoir, à tout moment : Qui a décidé ? Combien a été engagé ? Combien a été payé ? Pour quel résultat ? La numérisation ne doit donc pas être seulement une modernisation administrative. Elle doit devenir un instrument de prévention de la corruption et de protection de la dépense publique. Évaluer l’État sur les résultats et non sur le nombre de marchés L’administration ne devrait plus être évaluée principalement sur le nombre de marchés lancés ou les montants consommés. Elle doit l’être sur : le coût final, le délai, la qualité, la durabilité, la fonctionnalité et l’utilité sociale des ouvrages. Il faut passer définitivement : du marché attribué au résultat livré.</p>



<p><strong>Pour un nouveau pacte autour de l’argent public</strong></p>



<p>Cette réforme ne doit pas devenir une chasse systématique aux entrepreneurs. L’entreprise camerounaise a besoin d’un État qui commande, contrôle et paie correctement. L’État, de son côté, a besoin d’entreprises compétentes, responsables et performantes. Le contribuable a besoin de savoir où va son argent. Et la population a besoin d’ouvrages qui fonctionnent et qui durent. Il faut donc construire un nouveau pacte : L’État doit pouvoir commander sans être trompé. L’entrepreneur doit pouvoir gagner sans corrompre et travailler sans être rançonné. Le fonctionnaire doit pouvoir décider sans subir de pression. Le citoyen doit pouvoir savoir où va son argent. La population doit pouvoir bénéficier d’ouvrages qui durent. C’est cela, la véritable chaîne de responsabilité.</p>



<p><strong>Le cameroun n’a pas besoin de dépenser davantage. Il doit dépenser mieux.</strong></p>



<p>Le véritable indicateur de performance ne devrait plus être : « Combien de marchés avons-nous attribués ? » Mais : « Combien d’ouvrages avons-nous réellement livrés, à quel coût, dans quel délai, avec quelle qualité et pour combien d’années ? »</p>



<p>Derrière chaque milliard engagé dans un marché public, il y a des contribuables. Derrière chaque route, il y a des usagers. Derrière chaque école, il y a des enfants. Derrière chaque hôpital, il y a des malades. Derrière chaque ouvrage abandonné, il y a une promesse publique non tenue. Et derrière chaque franc public gaspillé, il y a une partie du développement du Cameroun qui disparaît. Le Cameroun ne manque ni d’ingénieurs, ni d’entrepreneurs, ni de compétences. Ce qu’il faut maintenant construire, c’est un système. Un système où l’entreprise honnête peut gagner. Un système où celui qui travaille est payé. Un système où celui qui contrôle engage sa responsabilité. Un système où celui qui décide laisse une trace. Un système où celui qui reçoit l’argent public doit rendre compte du résultat. Car l’argent public n’est pas un argent sans propriétaire. Il appartient au peuple. Et chaque franc dépensé doit pouvoir répondre à trois questions : Combien ? Pour quoi ? Avec quel résultat ?</p>



<p>Le Cameroun n’a donc pas seulement besoin de marchés publics mieux gérés. Il a besoin d’une nouvelle culture de la responsabilité publique. Il est temps de réconcilier le marché public avec l’intérêt public.</p>



<p>Payer le juste prix. Choisir le meilleur. Construire correctement. Payer celui qui travaille honnêtement. Contrôler réellement. Sanctionner les fautes. Garantir les ouvrages. Rendre des comptes au peuple. Et surtout : faire en sorte que chaque franc public soit obligé de produire un résultat public. C’est cela, la véritable réforme des marchés publics. C’est cela, la bonne gouvernance. C’est cela, protéger l’argent du Cameroun.</p>



<p><strong>Par Pr Hugues Merlain TETCHOU NGANSO</strong></p>



<p></p>
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		<title>Établissement des actes de naissance : La commune de Douala IIIe précise les critères de la campagne gratuite</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 19:05:47 +0000</pubDate>
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<p>La mairie de Douala III apporte des précisions sur la campagne spéciale d’établissement gratuit des actes de naissance destinée aux enfants âgés de 1 à 14 ans. En effet, les familles dont les dossiers n’ont pas été retenus sont invitées à se rapprocher du Service de l’État civil et de la Démographie pour connaître les motifs du rejet et récupérer leurs pièces.</p>



<p>Plusieurs raisons peuvent expliquer la non-sélection d’un dossier. Parmi elles, le non-respect de la tranche d’âge, notamment pour les enfants de moins d’un an ou ceux âgés de plus de 14 ans. La mairie évoque également les déclarations de naissance non conformes, avec notamment l’absence du cachet requis. Autre motif : les naissances survenues en dehors de la circonscription administrative de Douala IIIe. Les dossiers incomplets sont aussi concernés. Il peut s’agir de l’absence de l’acte de décès d’un parent décédé ou encore de l’absence des Cartes nationales d’identité des parents ou des tuteurs légaux.</p>



<p>La campagne ne concerne par ailleurs pas les enfants déjà scolarisés dans des classes supérieures au CM2, notamment ceux du secondaire. Enfin, certains dossiers peuvent être rejetés lorsque les personnes sollicitées ne sont pas en mesure de confirmer la naissance, notamment en cas d’absence ou de non-confirmation des témoins. Les personnes dont les dossiers ont été retenus sont, quant à elles, invitées à se présenter au Service de l’État civil et de la Démographie de la mairie de Douala III pour la suite de la procédure.</p>



<p>Par ces actions la commune entend faciliter l’accès des enfants à l’état civil et contribuer à la régularisation des situations administratives. Le maire, Valentin Epoupa Bossambo, appelle les populations concernées au civisme et à la collaboration pour assurer le succès de l’opération.</p>



<p><strong>Natacha Mbarga (Glob’Media)</strong></p>



<p></p>
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		<title>Les Marmites du Cœur : 3 000 repas prévus pour 750 foyers dans six quartiers de Douala</title>
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		<dc:creator><![CDATA[DOC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 19:02:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une opération de solidarité alimentaire se prépare à Douala. Prévue le 21 août 2026, elle prévoit la préparation et la distribution gratuite de 3 000 repas à 750 foyers dans six quartiers de la capitale économique. À quelques jours de l’opération, les préparatifs s’intensifient. Le dispositif a été présenté lundi 17 août 2026 à Bali, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une opération de solidarité alimentaire se prépare à Douala. Prévue le 21 août 2026, elle prévoit la préparation et la distribution gratuite de 3 000 repas à 750 foyers dans six quartiers de la capitale économique.</p>



<p>À quelques jours de l’opération, les préparatifs s’intensifient. Le dispositif a été présenté lundi 17 août 2026 à Bali, lors d’une conférence de presse. L’initiative intervient dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et les difficultés rencontrées par de nombreuses familles pour accéder aux produits de première nécessité, notamment à l’approche de la rentrée scolaire.</p>



<p>Les bénéficiaires ont été identifiés avec l’appui des chefs de quartier et des chefs de bloc. New-Bell recevra 600 repas pour 150 foyers, Nylon 550 repas pour 140 foyers, Bonabéri 500 repas pour 125 foyers, Ndogpassi 450 repas pour 115 foyers, tandis que Maképé-Missoké et Mambanda bénéficieront chacun de 450 repas pour 110 foyers. Des paniers de produits de première nécessité sont également prévus.</p>



<p>L’enjeu de cette opération dépasse la seule question alimentaire. Pour les organisateurs, l’initiative vise à apporter un soutien concret aux familles confrontées à la vie chère et à rappeler que les difficultés d’un voisin concernent l’ensemble de la communauté. L’ambition est également d’inscrire cette action dans la durée, avec la possibilité de répondre à différents besoins sociaux lors des prochaines éditions.</p>



<p>La dignité des bénéficiaires constitue par ailleurs l’un des principes mis en avant. Les organisateurs disent vouloir éviter toute forme de misérabilisme ou d’exposition de la précarité à des fins de communication.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="819" height="1024"  alt="" class="wp-image-4155" / loading="lazy" decoding="async" src="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/13d3265d-0c18-420b-9ff4-bc52698ddabb.jpg" srcset="https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/13d3265d-0c18-420b-9ff4-bc52698ddabb.jpg 819w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/13d3265d-0c18-420b-9ff4-bc52698ddabb-240x300.jpg 240w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/13d3265d-0c18-420b-9ff4-bc52698ddabb-768x960.jpg 768w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/13d3265d-0c18-420b-9ff4-bc52698ddabb-696x870.jpg 696w, https://globmedia.online/wp-content/uploads/2026/08/13d3265d-0c18-420b-9ff4-bc52698ddabb-336x420.jpg 336w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>



<p>Sur le plan logistique, les repas seront préparés sur l’esplanade du Douala Grand Mall. Cinq recettes traditionnelles seront cuisinées dans de grandes marmites avant leur acheminement par des caravanes vers les quartiers ciblés. Plus de 300 bénévoles sont déjà mobilisés pour participer à l’opération. Le budget annoncé s’élève à 10 millions de FCFA. Des partenaires privés accompagnent le projet, notamment pour le volet alimentaire. Un appui supplémentaire est également recherché pour la fourniture de matériel scolaire, afin d’élargir l’aide apportée aux familles à l’approche de la rentrée.</p>



<p>Les organisateurs indiquent par ailleurs avoir sollicité l’accompagnement des autorités administratives, municipales et sécuritaires pour assurer le bon déroulement de l’événement.</p>



<p>Le rendez-vous est donc pris le 21 août 2026 au Douala Grand Mall, point de départ de cette mobilisation qui entend transformer un repas partagé en un geste durable de solidarité envers les familles vulnérables de Douala.</p>



<p><strong>Natacha Mbarga (Glob’Media)</strong></p>



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