Le Lycée d’Akwa Nord a abrité samedi dernier, la cérémonie de clôture et de remise des prix de la première édition du concours littéraire départemental du Wouri sur le thème de « La Bienveillance ».
Placée sous le haut patronage de l’Honorable Élise Pokossy Doumbe, députée à l’Assemblée nationale, cette initiative a mobilisé la communauté éducative en mémoire de sa regrettée fille, Vanessa Chrystelle S. Elessa Ngollo. « Une initiative mémorielle pour raviver le goût de la lecture. Né de la volonté de perpétuer la mémoire de Vanessa Chrystelle S. Elessa Ngollo ancienne directrice de service et conseillère municipale diplômée de l’Université Paris-Dauphine, ce concours puise sa source dans une phrase inspirante laissée par cette dernière : « Il faut célébrer la vie avec bienveillance afin que règne l’harmonie ».

Pour l’Honorable Élise Pokossy Doumbe, l’événement vise à ramener les jeunes vers les fondamentaux de l’effort intellectuel face à l’omniprésence du numérique et de l’intelligence artificielle : « Aujourd’hui, les enfants ont perdu le goût de l’effort avec l’intelligence artificielle. Je pense que j’ai voulu montrer et prouver qu’on peut offrir autre chose aux enfants. » Saluant l’engagement des enseignants et la présence de clubs littéraires dans la quasi-totalité des lycées, l’initiatrice a profité de cette tribune pour officialiser la pérennisation de l’événement à travers de futures éditions. Un avis partagé par le proviseur du lycée d’Akwa Nord, qui a souligné que de telles activités démontrent que les écoles abritent aussi des esprits élevés tournés vers la littérature.

La jeunesse du Wouri au rendez-vous de l’écriture
Ce concours a rassemblé 44 élèves finalistes issus des établissements des arrondissements de Douala 3e et de Douala 5e, sous la houlette de Nathalie Mouen. Qu’il s’agisse de poésie, de nouvelles ou de slam, les candidats ont exploré avec brio les chemins de la compassion et du vivre-ensemble. Parmi les talents récompensés, l’émotion était palpable pour la jeune Bungama Bangue Christy Landy Corali, élève en classe de première A au complexe scolaire L’Orchidée, qui a décroché le premier prix de cette édition. Entre nuits blanches de révisions et stress des compositions, la lauréate a exprimé toute sa reconnaissance : « Cette expérience m’a vraiment touchée, je ne veux pas m’arrêter là, bien sûr. Je compte aller loin en profondeur par la grâce de Dieu et je compte m’appliquer plus et aider aussi ma petite sœur. »

Une jeunesse investie « Porte-Flambeaux de la Bienveillance »
« Dans ce concours, il n’y a eu aucun vaincu. Il n’y a eu que des esprits éveillés, des cœurs généreux, vous êtes désormais, individuellement et collectivement, investis d’un sacerdoce laïque : vous êtes les Porte-Flambeaux permanents de la Bienveillance. » Précise la déléguée départementale des enseignants secondaires.

La cérémonie s’est achevée par la remise des distinctions tant convoitées. Les trois premiers lauréats se sont vu attribuer respectivement la Plume d’or, la Plume d’argent et la Plume de bronze, accompagnées d’une lampe de chevet, d’un abonnement à l’Institut français, de livres, d’enveloppes et de diplômes, tandis que les autres finalistes et participants ont également été honorés de lots et d’attestations. Un recueil regroupant l’ensemble des textes des participants sera d’ailleurs publié dès le mois de novembre 2026 pour immortaliser leurs écrits.





















