Présidée par le Premier ministre Joseph Dion Ngute sur très hautes instructions du président de la République Paul Biya, la 12ᵉ session du Cameroon Business Forum (CBF) s’est tenue les 20 et 21 octobre 2026 à Douala. Acteurs publics et secteur privé se sont concertés autour des réformes nécessaires pour transformer le Cameroun en un hub industriel et commercial africain.
La capitale économique du Cameroun, Douala, a abrité les 20 et 21 octobre 2026 les travaux de la 12ᵉ édition du Cameroon Business Forum (CBF). Placées sous la présidence effective du Premier ministre, Chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute agissant sur très hautes instructions du chef de l’État, Paul Biya, ces assises ont réuni les membres du gouvernement, les autorités administratives ainsi que les représentants des principales patronales et organisations du secteur privé (GECAM, CCIMA, CAPEF, SYNDUSTRICAM, MECAM, GFAC, APECCAM) et les partenaires techniques et financiers.
Le thème central retenu pour cette édition interpelle directement les décideurs économiques : « ZLECAF et transformation productive : quelles réformes pour faire du Cameroun un pôle industriel et commercial majeur en Afrique ? ».
Un marché continental prometteur face à des défis persistants
Mécanisme institutionnel de dialogue public-privé créé en 2009 avec l’appui de la Société Financière Internationale (SFI) du Groupe de la Banque mondiale, le CBF demeure la plateforme privilégiée d’échanges pour améliorer le climat des affaires et stimuler la croissance économique.
Alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), entrée en vigueur en 2019, ouvre l’accès à un marché unique de plus de 1,3 milliard de consommateurs, le constat dressé à Douala reste lucide. Le Cameroun fait face à d’importants goulots d’étranglement : un accès encore limité aux infrastructures, des contraintes d’accès au financement, à l’énergie et aux technologies du numérique qui freinent la compétitivité des entreprises locales sur la scène continentale.
Des ateliers pour dessiner le Cameroun économique de demain
Pendant deux jours, les participants ont mené des réflexions approfondies à travers six ateliers thématiques majeurs : Patriotisme économique et « Made in Cameroon » : Élaboration de politiques compétitives pour renforcer la présence des produits camerounais sur le marché africain. Facilitation du commerce : Simplification des procédures douanières, mise en œuvre des règles d’origine et levée des barrières non tarifaires pour fluide les échanges intra-africains. Financement et industrialisation : Mobilisation des instruments financiers pour soutenir l’expansion internationale des PME et grandes entreprises nationales. Infrastructures, logistique et énergie : Mise en valeur du plan d’urgence régional d’infrastructures pour désenclaver les bassins de production et réduire les coûts logistiques. Innovation et entrepreneuriat : Mesures d’accompagnement des jeunes et des femmes (incubation, start-up) face aux défis de la ZLECAF. Évaluation du cadre de dialogue : Analyse sans complaisance des axes de réformes du partenariat public-privé.
Des exposés de haut niveau, notamment présentés par Jean Luc Mastaki Namegabe (Directeur du Bureau Sous-Régional de la CEA pour l’Afrique Centrale) et des experts de la SFI (« Be Ready in Business »), ont alimenté les débats en plénière.
Vers l’Émergence 2035
Les conclusions adoptées lors de la séance plénière de clôture prévoient un plan d’action précis visant à adopter de nouvelles mesures de politique économique et à renforcer la résilience du tissu industriel face aux récents chocs internationaux.
En clôturant les travaux, le Premier ministre a réitéré la détermination du Gouvernement à œuvrer sans relâche aux côtés du secteur privé, perçu plus que jamais comme le moteur stratégique de la croissance et de la création d’emplois décents pour l’édification d’une économie camerounaise émergente à l’horizon 2035.
Panisse Istral Fotso















